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L’OSTEOPATHIE VETERINAIRE,

un atout thérapeutique pour les animaux de compagnie.

Par Béatrice DURAND-SIONNET,

Docteur - vétérinaire pratiquant l’ostéopathie (05)

ostheo chiens

L’Ostéopathie vétérinaire, un atout thérapeutique pour les animaux de compagnie.

Combien de fois avons nous entendu de telles remarques en clientèle vétérinaire ? Il n’est pas exceptionnel, malgré la mise en œuvre d’un large panel d’examens complémentaires (analyses biologiques, radiographie…) de se retrouver démuni face à une récidive ou à un tableau clinique peu évocateur. Un traitement allopathique est alors susceptible d’atténuer, pour un temps variable, les symptômes observés, mais cela ne suffit pas forcément pour supprimer la cause réelle de leur apparition. L’approche ostéopathique d’un patient peut permettre de réévaluer les causes de dysfonctionnement et les facteurs de risque, de déterminer les mécanismes parfois subtils de la pathogenèse et de trouver, in fine, des solutions thérapeutiques plus satisfaisantes.

Ainsi, le recours à l’ostéopathie, discipline médicale à part entière, peut-il, du fait de sa complémentarité avec la médecine enseignée dans les facultés, contribuer à optimiser ou à améliorer le bien-être des patients.

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 Une approche manuelle globale, pour restaurer les flux et les mouvements

En quoi consiste cette pratique médicale ?

L’ostéopathie repose sur une approche manuelle globale du corps. Elle aborde l’INDIVIDU, ETRE INDIVISIBLE, dans son ensemble et ne se fonde pas sur une démarche diagnostique menée organe par organe et associée trop souvent à l’unique analyse d’une juxtaposition de signes ou de résultats d’examens complé- mentaires. Les fondements de l’examen ostéopathique enrichissent considérablement la sémiologie médicale et permettent d’avoir un regard différent sur les patients. Les praticiens initiés se servent de remarquables organes de réception et d’analyse sensorielle, LEURS MAINS, afin d’analyser les caractères physiques des différentes parties du corps ainsi que les micro- mouvements organiques perceptibles, par une méthode élaborée, qu’ils qualifient « d’écoute manuelle ». Cette dernière, qui requiert un long travail d’apprentissage(plusieurs années), permet d’envisager une compréhension de la physiopathologie des différents tissus et organes du corps: muscles, os, viscères et fascias (crâniens, musculaires et viscéraux).

Des mains initiées sont en mesure de percevoir des tensions infimes dans l’organisme. Les mains de l’aveugle ne sont elles pas capables, à force d’entraînement, de déchiffrer l’écriture en Braille, tandis que pour les « voyants » ce graphisme n’est généralement perçu que comme une succession de reliefs sans réelle cohérence ? Avouons que tout cela n’est qu’une question d’apprentissage et d’éducation des sens ...

Le principe d’action de l’ostéopathie s’applique aux lésions fonctionnelles (blocages généralement liés à des tensions musculaires ou fasciales), c’est à dire des altérations physiologiques réversibles. Ces dernières se traduisent par une perte de mobilité tissulaire dans au moins un des trois plans de l’espace, sans altération de la structure. Par opposition, les lésions dites structurelles et traumatiques telles les fractures, les luxations graves ou les déchirements musculaires, ne relèvent pas de son unique champ d’intervention; leur traitement nécessite le recours aux techniques de la traumatologie médicale et chirurgicale. Pour ce qui le concerne, l’ostéopathe cherche à restaurer les mouvements des tissus, ce qui permet notamment aux circulations sanguine, lymphatique et énergétique de se faire librement, assurant ainsi un lien trophique et informatif (contrôle hormonal, immunitaire ...) de qualité entre les tissus et organes. Le maintien de cette harmonie garantit la cohérence des systèmes de régulation, qui est indispensable à la préservation d’un état de bonne santé. Le but des techniques manipulatoires est donc de préserver ou de restaurer la mobilité des tissus, lorsque ceux-ci l’ont perdue. Il s’agit de libérer les tensions qui les empêchent d’effectuer leurs mouvements de manière harmonieuse et complète.

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Comment procède un vétérinaire-ostéopathe ?

ostheopathie chiensL’ostéopathe questionne le propriétaire de l’animal, recueille les éléments d’anamnèse et de commémoratifs (ou a lu sa fiche clinique vétérinaire si celle-ci est disponible), et s’intéresse plus particulièrement aux symptômes actuels.

Les manipulations ne sont effectuées qu’après avoir réalisé des tests ostéopathiques précis, dont certains, du fait des postures requises, suffisent parfois à eux seuls à libérer les blocages. Ces tests permettent de comprendre le schéma lésionnel initial, dont l’origine remonte parfois à plusieurs années. Le processus de genèse lésionnelle, après différents stades de compensation du corps, a conduit, plus ou moins progressivement, au tableau symptomatique actuel. Les tests précités ont pour but de déterminer par où commencer un traitement, et bien sûr, de connaître précisément les différents paramètres de la lésion (par exemple, dans quelle configuration spatiale une articulation est bloquée...), pour la corriger dans les trois plans de l’espace. Pour illustrer sommairement le mécanisme de la genèse lésionnelle, prenons l’exemple suivant : Imaginez que vous ayez un gravier dans sous semelle de votre chaussure !.. Pour soulager votre sole plantaire, vous êtes amené à déporter votre appui sur la jambe opposée. Votre cheville, puis votre genou et enfin votre bassin tout entier s’adaptent à cette nouvelle posture. Conséquence logique d’une inclinaison du bassin, votre colonne vertébrale s’incurve à son tour pour compenser le déséquilibre induit par le bas du corps. Qui plus est, la répercussion à distance de ce trouble se traduit par l’affaissement de votre épaule. Vos muscles trapèzes et autres cervico-scapulaires se mettent en tension et vous vous réveillez le lendemain avec un bon torticolis !..

Si les médicaments anti-inflammatoires soulagent pour un temps cette douleur, tant que le gravier reste dans la chaussure, rien n’est vraiment résolu ! L’ostéopathe, lui, va rechercher l’origine de cette affection et ... retirer cet objet que d’autres n’auraient pas repéré et qui aura quelque peu altéré votre équilibre général.

Après avoir mis en œuvre les tests ostéopathiques, le praticien dispose d’un panel large de techniques dites « structurelles », « musculaires », « viscérales » ou « fasciales », qui sont autant d’atouts pour s’adapter au patient présenté (taille de l’animal, état de stress, agressivité, chronicité des lésions, intégrité des structures, choix personnel dû à la sensibilité et à l’expérience de chaque ostéopathe...).

Ainsi, selon l’expérience et le vécu du praticien amené à traiter l’animal, les « manipulations » peuvent être jugées très discrètes (sans se résumer pour autant à une simple apposition des mains) ou au contraire plutôt spectaculaires, si ce dernier emploie des méthodes structurelles dites « à long bras de levier ». Un praticien qualifié et expérimenté est en mesure d’appliquer les méthodes les plus adéquates. Peu importe leur caractère plus ou moins spectaculaire, seul compte le résultat, qui doit être la restauration, dans les meilleures conditions, d’un état de bonne santé.

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Quand référer à un ostéopathe ?

L’efficacité thérapeutique repose souvent sur un travail coordonné du vétérinaire traitant et de l’ostéopathe, visant à potentialiser les résultats. Si le praticien est lui-même vétérinaire - ostéopathe , il est, de fait, en mesure de juger de l’opportunité de réaliser des examens complé-mentaires (type radiographie). Les indications de l’ostéopathie sont très variées. En effet, elle s’applique à . . . / . . .

1. aux jeunes animaux, qui au cours de leur jeux subissent des traumatismes générant des tensions pouvant entraîner une croissance dysharmonieuse sur un corps encore très malléable,

2. tous les sujets souffrant de lésions traumatiques, récentes ou anciennes: boiteries ou maux de dos, début de perte de sensibilité en rapport avec une maladie discale, baisse de performance sportive etc...

3. des animaux souffrant d’arthrose : si la ou les articulations lésées retrouvent une partie de leur mobilité, l’arthrose peut être stabilisée, voire régresser.

4. des chiens souffrant de troubles moteurs liés à des instabilités articulaires comme les luxations chroniques de la rotule ou les dysplasies de hanche. En effet, en prévenant ou en supprimant les lésions dues à des postures antalgiques compensatoires, le praticien peut nettement améliorer leur capacité à se mouvoir.

5. des animaux convalescents, à la suite d’interventions chirurgicales, pour lesquels un travail sur les cicatrices, et sur la mobilité des fascias améliore la récupération fonctionnelle. Dans de tels cas, l’ostéopathe favorise ou restaure les circulations sanguine et lymphatique, ce qui contribue notamment à la mise en circulation des facteurs de cicatrisation et à limiter l’apparition de lésions de fibrose ou de calcification (en rapport avec un déficit d’apport trophique).

6. des patients souffrants de dys-fonctionnements liés à la perte de mobilité d’un organe. Le rétablissement d’une mobilité normale permet alors de rétablir la fonction. (Exemple: Tensions sur la vessie entraînant des cystites et une hyper- excitation de l’appareil digestif aboutissant à des diarrhées chroniques, otites liées à des tensions crâniennes...). 7. 8. d’individus présentant des troubles du comportement inexpliqués (douleurs non diagnostiquées entraînant de l’agressivité...).

Enfin, dans tous les cas d’échec thérapeutique consécutif à un traitement médical classique, une concertation entre vétérinaire et ostéopathe peut faire émerger des hypothèses diagnostiques nouvelles et des approches thérapeutiques non envisagées auparavant.

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La convalescence,  une période à ne pas négliger

Réponse du patient au traitement ostéopathique

On observe régulièrement après le traitement trois jours de grande fatigue, pendant lesquels les symptômes peuvent éventuellement s’aggraver de manière passagère. Il arrive également que surgisse un nouveau tableau clinique. Il convient de peu ou de ne pas faire travailler l’animal durant cette période. Les propriétaires de sportifs veilleront donc à faire intervenir l’ostéopathe en tenant compte du calendrier des concours, afin de permettre ce repos à l’animal. Le résultat optimal du traitement n’est généralement observé qu’à l’issue d’une période de quinze jours. Dans l’intervalle, il faut ménager le patient, c’est à dire ne pas le contraindre dans un exercice qu’il réaliserait difficilement. C’est la période nécessaire à l’organisme pour se rééquilibrer avec son nouvel environnement physiologique. L’ostéopathe pourra ré- inter venir, si besoin est, au terme de ces 15 jours. Certains praticiens recommandent de revoir leur patient chaque année, à titre préventif, dès lors que le trouble diagnostiqué est susceptible de connaître une résurgence saisonnière.

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ostheo pour chiens

 

Assurément, l’ostéopathie s’accompagne d’une approche médicale originale, différente de celles des autres disciplines médicales. Par ses atouts, diagnostiques et thérapeutiques, elle est généralement suffisante pour résoudre bon nombre de maux. Quoi qu’il en soit, elle est complémentaire des autres médecines (allopathie, homéopathie, radiesthésie ...) dont elle optimise les résultats de manière remarquable.



 
 
 
 

 
   
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