sept 27 2008

Toilettes dans le jardin

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QUESTION :

Nous essayons d’éduquer notre chiot BA de 4 mois à la propreté dans le jardin (il ne vit pas dans la maison). Nous avons aménagé un espace réservé pour qu’il y fasse ses besoins. On essaye de l’amener vers cet espace dès qu’on a l’occasion de le voir tourner en rond cherchant à les faire, sans aucun résultat pour le moment (ça fait un mois qu’on l’a).

Auriez-vous un conseil sur la méthode la plus efficace pour solutionner notre problème. En consultant tous les sites de Forum, on ne trouve que des conseils concernant la propreté dans les maisons mais pas dans le jardin.

Merci davance

REPONSE :

Tout simplement parce que personne ne cherche à obliger un chien à faire à un endroit précis lorsqu’il vit à l’extérieur !

Vous pouvez procéder comme s’il vivait dans la maison en le félicitant lorsqu’il fait où vous voulez et en le « grondant » lorsqu’il n’est pas au bon endroit.
Surtout ne dites rien si vous ne le voyez pas faire, ramassez simplement.
Le problème est que les déjections d’un chien sont déclenchées par les odeurs et que, à l’extérieur il va être difficile de supprimer ces odeurs.
Patience !

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sept 12 2008

Histoires de malpropreté

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Vanille est une femelle Dobermann de 18 mois qui n’est toujours pas propre, me disent ses propriétaires lorsqu’ils m’appellent pour avoir des conseils.
« Elle était propre jusqu’à présent, et depuis deux mois, elle recommence à faire ses besoins. »
Demandant des précisions, j’apprends que la chienne a toujours vécu à l’extérieur de la maison, mais que l’hiver aidant, elle a fini par avoir le droit de dormir à l’intérieur, et c’est depuis ce moment qu’elle fait ses besoins n’importe où. Etait-elle propre auparavant ? Oui, puisqu’elle vivait dehors, elle pouvait donc se soulager comme elle voulait.

Débriefing de la comportementaliste :
La notion de propreté n’est pas la même selon que l’on se place du point de vue du chien ou de l’humain. Lorsqu’on est un chien et que l’on éprouve le besoin d’éliminer… on le fait ! Mais lorsque l’on est un humain, on se rend à un endroit réservé à cela.
Je suppose donc qu’en réalité Vanille n’a jamais appris à être propre. Puisqu’elle vivait en extérieur, elle pouvait se soulager selon ses envies sans subir de remontrance.
A présent, il faut lui apprendre qu’elle doit faire ses besoins à un certain endroit (dehors) et non à l’intérieur de la maison.
Le problème dans ce cas relève d’une question de mauvaise acquisition de la propreté.

Loustic est une chienne Shi Tzu de 5 ans qui s’est mise à faire ses besoins sur le lit de sa maîtresse depuis quelques semaines. Qu’est-ce qui a évolué dans sa vie récemment ? Rien de spécial, si ce n’est que Madame a «changé de petit ami et qu’elle est moins disponible pour sa petite chienne », me dit-elle.

L’avis de la comportementaliste :
Ce qui peut passer pour des détails pour les propriétaires sont parfois de réels cataclysmes pour nos chiens. Leurs habitudes sont bouleversées, nos comportements vis-à-vis d’eux sont différents, ils n’en comprennent pas les raisons et expriment leur mal-être à leur façon. L’arrivée d’un enfant, d’un nouveau venu ou d’un autre animal, des absences plus fréquentes, un manque de promenades ou de temps sont autant de raisons pouvant amener un chien à devenir malpropre.
Il s’agit ici du résultat d’une perturbation dans le quotidien de l’animal.

Mastoc est un molosse de bientôt 7 ans qui a commencé à salir son panier tout récemment. Il s’oublie dans la journée et aussi durant son sommeil.
Caramelle a été stérilisée et n’arrive plus à retenir son urine depuis l’opération. Quel que soit la pièce dans laquelle elle se trouve, elle se soulage lorsqu’elle en éprouve le besoin.
Rien n’a changé dans les environnements de ces deux chiens qui étaient jusque là tout à fait propres.

Possibilité envisagée :
Une visite chez le vétérinaire s’impose afin de cerner un éventuel problème physiologique qui pourrait provoquer l’incontinence chez ces deux chiens. Après consultation, le diagnostic est effectivement posé et les animaux pris en charge par le spécialiste : l’origine des désordres ne relève pas d’un problème de comportement, même si ces deux animaux malades méritent une attention bienveillante de leurs propriétaires et quelques aménagements pour faciliter la vie de tous.

Titus est un Cocker de 18 mois. Ses propriétaires m’appellent pour remédier à sa tendance à uriner sur les surfaces verticales et les meubles en hauteur.. Titus a élu domicile sur le lit de ses maîtres et il est impossible de l’en déloger. Voleur, possessif, exclusif, il a un caractère très affirmé et ils éprouvent toutes les peines du monde à se faire respecter.

Propositions de la comportementaliste :
Le travail qu’il convient de mener pour commencer est d’amener Titus à rester à sa place de chien. Il est possible qu’il veuille marquer son « territoire » de son odeur, et il faut à présent lui faire comprendre que la maison n’est pas à lui mais à ses maîtres. Il n’a donc pas à vouloir s’approprier les lieux. Pour ce faire, il convient de bien gérer ses déplacements, de veiller à contrôler certains lieux (réservés aux propriétaires), lui donner une place clairement définie et bien gérer toutes les interactions quotidiennes (nourriture, promenades, jeux etc.).
Une fois Titus mieux placé dans une organisation familiale claire pour lui, les « accidents » (qui n’en sont pas, au contraire !) se font de plus en plus rares, jusqu’à disparaître.
La malpropreté de Titus résulte d’un mauvais placement dans l’organisation de la famille.

Looping est un Beauceron de 4 ans qui n’a jamais été propre comme ses maîtres le souhaiteraient. Il peut rester 15 jours sans faire ses besoins dans la maison, puis uriner dans toutes les pièces. Sujet à des crises d’angoisse et à des comportements aléatoires comme s’infliger des plaies de léchage ou manger ses propres excréments, il ressent un fort malaise qui l’amène à devenir malpropre à la moindre modification d’une habitude.

Action menée conjointement avec la comportementaliste et un vétérinaire spécialisé en homéopathie : il convient d’apaiser les émotions excessives de Looping pour l’amener à supporter quelques changements dans son environnement sans stress démesuré. Après un traitement médicamenteux prescrit par le vétérinaire, un long travail de thérapie sera mené afin de rentre Looping plus résistant aux modifications quotidiennes. Il s’agit de l’amener à développer une capacité d’adaptation face à la nouveauté qu’il ne possédait pas jusqu’à présent.
Looping est un « sensible » qui a besoin d’acquérir un peu de confiance en lui afin de supporter les petits changements qui peuvent survenir dans son quotidien.

Pour conclure, mis à part les problèmes purement physiologiques, on peut estimer à deux grandes causes les problèmes de malpropretés : un apprentissage de la propreté incomplet ou inadapté et une activité dite de « substitution » exprimant un mal être ou une émotion forte. Un comportement étant rarement imputable à une seule et unique cause, les possibilités peuvent s’additionner.
Faut-il rappeler qu’aucun de ces chiens n’avait besoin d’être dressé, mais d’être compris. D’où l’intérêt de bien se faire conseiller par un spécialiste du comportement canin : le comportementaliste.

Laurence Bruder Sergent
Comportementaliste
Région Alsace
http://www.comportement-canin.com
03 88 48 87 85 / 06 824 825 47

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